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Notre journée débute à 8h30 sur la plateforme 115. Dès notre arrivée, nous commençons la journée par la lecture des
"En 2024, ESPERER 95 continue à se mobiliser, innover et agir pour répondre aux besoins des personnes en situation de
Élisabeth BORNE a annoncé, le 27 octobre, dans le cadre d’un comité interministériel des villes (CIV), à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), une
Plus de 400 visiteurs pour ce 1er Forum de la santé mentale ! Un franc succès ! Organisé par le Conseil
La structure Lits Halte Soins Santé (LHSS) assure une prise en charge médico-sociale et pluridisciplinaire dédiée à des personnes majeures,
Le 12 janvier 2021, la structure des Lits Halte Soins Santé de Pontoise gérée par les équipes d’ESPERER 95 et
ESPERER 95 inaugure la nouvelle Maison Relais de Bezons, le mercredi 11 octobre prochain à 15h30, en présence de Philippe
Le mardi 10 octobre prochain à partir de 12h00, l’Association ESPERER 95 et la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise sont heureux
La Première Ministre, Elizabeth BORNE en présence de plusieurs ministres concernés, a présenté le lundi 18 septembre 2023, le Pacte

Notre journée débute à 8h30 sur la plateforme 115. Dès notre arrivée, nous commençons la journée par la lecture des mails de la veille et des transmissions des équipes du soir/nuit, afin de se saisir des événements et des informations qui nous auraient échappées, en lien avec les ménages mis à l’abri.

Une fois imprégnés de ces informations, les coordinatrices de la plateforme nous transmettent les données d’activité (nombre de sorties d’hôtel, etc..) et le planning du jour réalisé de façon hebdomadaire. Cela nous permet de connaître :

  • la tâche qui nous est attribuée. En effet au 115, il faut savoir qu’en plus de l’écoute, chaque travailleur social écoutant a en gestion un dispositif bien particulier et diverses tâches annexes, telles que la gestion des mails, les rappels des familles qui ont obtenu une mise à l’abri, les orientations des isolés …
  • le nombre de places de mise à l’abri disponibles pour la journée (entre 80 et 100 en général), afin de pouvoir mieux orienter les personnes en demande.

Il est 9h00, c’est parti pour l’écoute ! Tout le monde prend sa liste de pré-décroché afin d’y référencer les noms des ménages appelants. La tranche horaire 9h00-11h00 est le moment où nous recevons le plus d’appels. Les 10 membres de l’équipe sont à l’écoute, hormis un écoutant qui est détaché aux mails. Le système nous permet d’avoir jusqu’à 50 appels simultanés en attente, contraignant les ménages au-delà à rappeler jusqu’à être insérés dans la file active.

Lors de nos échanges téléphoniques, nous évaluons la situation de chaque ménage via :

  • sa fiche SI-SIAO qui permet de connaître son parcours ;
  • la réalisation d’un diagnostic social rapide.

Dans le cas où le ménage ne serait pas connu de notre service, nous lui créons une fiche SI-SIAO et procédons à son diagnostic social.

Au fur et à mesure des évaluations, les ménages non-prioritaires sont listés, en vue de l’étude comparative de leurs situations lors des points « familles » et « isolés ». À contrario, les ménages les plus fragiles bénéficient d’une prise en charge immédiate.

À partir de 11h00, les points « familles » et « isolés » sont l’occasion de prioriser les ménages mis à l’abri, selon 3 critères : nombre de nuits passées à la rue, âge des enfants et problématiques de santé. Chaque écoutant réalise alors les tâches qui lui ont été attribuées : celui qui est aux « rappels famille », contacte les familles qui ont obtenu des places à l’hôtel puis leur envoie un sms ; celui en charge des isolés, oriente les personnes sur les différentes structures qui nous sont allouées, et ainsi de suite.

Entre 12h00 et 14h00, nous effectuons notre pause déjeuner en roulement, afin d’avoir une continuité de service.

En règle générale, de 14h00 à 15h00 nous sommes détachés, pour nous consacrer pleinement à nos dispositifs tels que les Personnes Victimes de Violences (PVV), l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), les « longs séjours » ou l’Hébergement d’Urgence pour Demandeurs d’Asile (HUDA). Ce temps nous permet de mettre à jour nos outils et d’effectuer les démarches en lien avec nos dispositifs respectifs. 8 personnes continuent à assurer l’écoute.

Entre 14h00 et 15h00, arrive l’équipe du soir, composée de trois travailleurs sociaux écoutants. Tous ensemble, nous continuons à décrocher les appels jusqu’à 16h30. Après avoir reçu nos transmissions, l’équipe du soir assure l’écoute jusqu’à 22h00 puis passe ensuite le relais à l’équipe de nuit/week-end. Ne disposant plus de place de mise à l’abri, les écoutants sécurisent les ménages les plus fragiles via des signalements auprès de la maraude de la Croix-Rouge française.

Chiffres clés 2023 :

  • 314 appels traités en moyenne par jour ouvré
  • 2 753 personnes mises à l’abri en moyenne par jour
  • 143 DNP en moyenne par jour

« En 2024, ESPERER 95 continue à se mobiliser, innover et agir pour répondre aux besoins des personnes en situation de vulnérabilité.

L’ensemble des professionnel(le)s, bénévoles, administrateurs(trices) et partenaires restent engagés pour Accueillir, Accompagner, Héberger, Loger, Orienter, Évaluer, Réinsérer et Former dans la bienveillance et la dignité toutes les personnes qui en ont besoin.

Devenez acteur solidaire et rejoignez nos actions ! 
Continuons à les rendre visibles.  » 

Élisabeth BORNE a annoncé, le 27 octobre, dans le cadre d’un comité interministériel des villes (CIV), à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), une mesure significative ayant pour objectif de lutter contre la ghettoïsation et la concentration de la pauvreté dans certains quartiers. Elle consiste à demander aux préfets de ne plus attribuer de logements ou de créer des places d’hébergement pour les personnes les plus précaires dans les quartiers déjà touchés par des difficultés économiques et sociales. Plus précisément, il s’agit de cesser d’attribuer des logements dans les quelque 1 500 quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) aux ménages reconnus comme DALO. Cette mesure, souhaitant favoriser la mixité sociale, sera détaillée dans une circulaire du ministre du Logement et sera ultérieurement intégrée dans une « grande loi logement » prévue pour le printemps 2024. En parallèle, les maires et les préfets seront encouragés à accueillir, en dehors de leur QPV, davantage de ménages pauvres dans leurs propres contingents de logements sociaux. La mesure fait réagir. Les associations luttant contre le mal-logement évoquent la punition des ménages prioritaires DALO. Le risque étant de freiner la possibilité de reloger ces ménages dans les quartiers où les logements sont les moins chers. Christophe ROBERT, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, souligne que cette mesure est contre-productive. Elle va à l’encontre de l’objectif de mixité sociale en empêchant les personnes les plus précaires d’accéder aux logements les moins chers. Près de 35 000 ont obtenu la reconnaissance de ce droit en 2022, et plus de 93 000 restent en attente d’un relogement malgré cette reconnaissance, en grande majorité en région parisienne.
Retrouvez le discours d’Elisabeth BORNE, en cliquant ici.

Dans le même temps, le Sénat a approuvé le 10 octobre la proposition de loi de la sénatrice LR, Sophie PRIMAS, visant à renforcer le rôle des maires dans les commissions d’attribution de logements sociaux en leur octroyant un droit de véto. Actuellement, chaque organisme HLM dispose d’une commission d’attribution des logements et d’examen de l’occupation des logements (Caleol), où le maire est membre de droit.  Mais sa voix n’a qu’un poids limité, notamment en cas d’égalité des voix. Cette proposition de loi cherche à donner plus de poids aux maires en faisant de celui-ci le président de la commission d’attribution et en lui conférant un droit de véto en lieu et place de son actuelle voix prépondérante en cas de partage des voix. La proposition de loi a été transmise à l’Assemblée nationale pour examen ultérieur.
Retrouvez la proposition de loi visant à renforcer le rôle des maires dans l’attribution des logements sociaux en cliquant ici.

Par ailleurs, depuis plusieurs mois, de nombreux départements ont réduit le nombre de places d’hébergement, principalement en hôtels sociaux, sur la base de consignes gouvernementales ayant pour conséquences la fin de certaines prises en charge, la priorisation de certains publics et la baisse des prises en charge des personnes isolées. En Île-de-France, les réductions budgétaires ont atteint 6 % à 8 %. L’État a proposé une alternative en transférant des sans-abris dans des « sas régionaux de desserrement » pour décongestionner les services d’accueil en région parisienne. Le ministère de l’Intérieur et le ministère en charge du Logement évoquent à la fois la volonté de faire évoluer le dispositif d’accueil pour favoriser un accueil mieux réparti dans l’ensemble du pays et la nécessité d’identifier des alternatives à la fermeture d’un certain nombre d’hôtels accueillant des personnes sans abri dans les villes olympiques. La Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) et ses adhérents ont été sollicités pour participer à des échanges avec les ministères en charge de ce dossier. Les points de discussion comprennent l’organisation des opérations d’accueil, l’identification des lieux d’arrivée, la collaboration avec les collectivités locales, les conditions d’accueil, la prise en charge sanitaire, la scolarisation et la mobilité des personnes. Les garanties relatives à l’examen du droit au séjour, la création de places d’hébergement supplémentaires, la continuité de l’hébergement au-delà de la période de trois semaines et un cadre financier conventionnel font également partie des discussions.
Retrouvez l’article « SAS Régionaux » : Vigilance de la FAS au regard de la mise en place de lieux d’accueil en régions de la Fédération des Acteurs de la Solidarité, en cliquant ici.

Lors de la présentation du Pacte des solidarités, le 18 septembre dernier, Elisabeth BORNE avait fait de cette formule – « C’est par le travail que l’on peut s’en sortir » – le fer de lance de ses déclarations. Les associations avaient décelé dans ce Pacte de bonnes intentions, notamment une prime de reprise d’activité versée à partir de janvier prochain. Même si l’on n’en connaît pas encore toutes les modalités, la mesure est intéressante tant il existe de freins au retour à l’emploi : coût du transport, frais de garde d’enfant, mais surtout… l’accès et le maintien dans un logement !
Retrouvez notre article sur le Pacte des Solidarités, en cliquant ici.

Le ministre délégué chargé du Logement, Patrice VERGRIETE, a annoncé un futur projet de loi visant à résorber l’habitat indigne, qui pourrait être adopté au premier trimestre 2024. Les propositions avancées visent à faciliter les expropriations de logements dégradés, à durcir les sanctions contre les marchands de sommeil ou encore à faciliter l’investissement privé dans la rénovation des copropriétés fragiles. Le ministre a également annoncé la prolongation d’un an du dispositif de défiscalisation «Denormandie», favorisant la rénovation des logements anciens dans les petites villes. Il a promis de travailler à son extension aux grandes villes.
Retrouvez l’article Patrice Vergriete a reçu les 24 propositions de Michèle Lutz et Mathieu Hanotin pour accélérer la résorption de l’habitat indigne et dégradé sur le site du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, en cliquant ici.

Plus de 400 visiteurs pour ce 1er Forum de la santé mentale ! Un franc succès !
Organisé par le Conseil Local de Santé Mentale (CLSM) de l’agglomération de Cergy-Pontoise, ce forum a attiré de nombreux professionnels du secteur, étudiants et particuliers à la rencontre des différents acteurs locaux de la santé mentale. Le long des allées, plus de 30 exposants ont présenté leurs services. Plusieurs thématiques étaient abordées :

✔️ Vivre et Grandir 
✔️ Ma vie, mon corps, ma consommation 
✔️ Se rétablir : comment vivre et gérer sa maladie ? 
✔️ Découvrir, se réaliser, s’épanouir 

Le SIAO 95 était présent, avec pour objectifs de :

✔️ faire connaitre les structures d’hébergement et de logement intermédiaire du territoire ainsi que leurs modalités d’accès, conditions d’accueil, etc.
✔️ développer des partenariats avec les professionnels du secteur.
✔️ participer, avec l’ensemble des acteurs présents, à l’accès à l’autonomie, à l’inclusion dans la société et à la liberté d’agir des personnes vivant avec des troubles psychiques.  

En image un dessin de PAVO réalisé pendant le forum, joli clin d’œil à cette agréable journée, qui espérons-le se reproduira, notamment sur d’autres territoires du département.

La structure Lits Halte Soins Santé (LHSS) assure une prise en charge médico-sociale et pluridisciplinaire dédiée à des personnes majeures, isolées et sans domicile fixe, quelle que soit leur situation administrative, dont la pathologie ou l’état général, somatique ou psychique, ne nécessite pas une prise en charge hospitalière ou médico-sociale spécialisée, mais est incompatible avec la vie à la rue. 

Ouverte 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, la structure LHSS assure une continuité de service et de soins tout au long de l’année. Les modalités de prise en charge et de fonctionnement du service sont encadrés par le projet individuel de prise en charge, le règlement de fonctionnement et la charte des droits des usagers. 

Modalités d'admission

L’admission dans la structure se fait après étude du dossier de candidature (faisant apparaître un bilan social et un bilan de santé) par la commission d’admission.

Le 12 janvier 2021, la structure des Lits Halte Soins Santé de Pontoise gérée par les équipes d’ESPERER 95 et financée par L’Agence Régionale de Santé a été inaugurée !

Cet établissement novateur, assurant un suivi tant médical que social à destination des personnes majeures, isolées et sans domicile fixe, organise une porte ouverte afin de sensibiliser, transmettre et partager ses ressources aux professionnels, partenaires et prescripteurs du secteur !

Le jeudi 19 octobre prochain, dès 12h00, nous vous invitons avec les personnes accompagnées et le personnel de l’établissement autour d’un buffet convivial, d’animations, de visites et d’échanges sur les spécificités de ce dispositif unique sur le département !
Une table ronde sur l’addictologie clôturera cet après-midi.

Pour vous inscrire, il vous suffit de remplir le formulaire en cliquant ici.

L’équipe compte sur votre présence !

PROGRAMME DES PORTES OUVERTES

12h00 : Accueil
12h15 : Visite du site
12h30 : Mot d’accueil de la Directrice générale d’ESPERER 95
12h45 : Buffet convivial

14h00 : Speed-dating avec le personnel de l’établissement et les personnes accueillies

15h00 : Table ronde addictologie
15h45 : Goûter maison !
Fin : 16h00

ESPERER 95 inaugure la nouvelle Maison Relais de Bezons, le mercredi 11 octobre prochain à 15h30, en présence de Philippe COURT, Préfet du Val d’Oise, de Nessrine MENHAOUARA, Maire de Bezons et Présidente de AB-Habitat et d’Agnès COFFIN, Présidente d’ESPERER 95 – au 98 rue Jean Jaurès 95870 BEZONS.

Cet événement s’inscrit dans la Semaine Nationale des Pensions de Famille et vous permettra de découvrir cet établissement destiné à des personnes dont la situation sociale et psychologique rend difficile l’accès à un logement ordinaire.

Une collation conviviale sera proposée à l’issue de l’inauguration.

Vous souhaitez participer : merci de bien vouloir nous confirmer votre présence par mail (secretariatgeneral@esperer-95.org) ou en nous contactant au 01.30.38.88.66

POUR ALLER + LOIN

Ces dispositifs tiennent un rôle majeur dans le déploiement du plan Logement d’Abord. La rédaction du plan quinquennal pour le Logement D’Abord 2 (2023 – 2027) étant en cours, la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP) a présenté ses travaux, basés sur une étude relevant des sciences comportementales mettant ainsi en lumière les freins à la création de pensions de famille, en se penchant sur la connaissance, la perception et l’expérience des élus sur ce dispositif.

Pour plus d’information vous pouvez consulter le rapport en cliquant ici.

Le mardi 10 octobre prochain à partir de 12h00, l’Association ESPERER 95 et la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise sont heureux de vous convier à la « Découverte des Maisons Relais de Cergy-Pontoise », en compagnie des habitants des structures de L’Ensemble et des Marjoberts, accompagnés des professionnel(le)s des établissements, autour d’un buffet convivial, d’animations, d’expositions, de visites et d’échanges.
Cet événement s’inscrit durant la Semaine Nationale des Pensions de Famille.  

Merci de bien vouloir nous confirmer votre présence par mail (secretariatgeneral@esperer-95.org) ou en nous contactant au 01.30.38.88.66

Nous serons ravis de vous compter parmi nous !

POUR ALLER + LOIN

Ces dispositifs tiennent un rôle majeur dans le déploiement du plan Logement d’Abord. La rédaction du plan quinquennal pour le Logement D’Abord 2 (2023 – 2027) étant en cours, la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP) a présenté ses travaux, basés sur une étude relevant des sciences comportementales mettant ainsi en lumière les freins à la création de pensions de famille, en se penchant sur la connaissance, la perception et l’expérience des élus sur ce dispositif.

Pour plus d’information vous pouvez consulter le rapport en cliquant ici.

La Première Ministre, Elizabeth BORNE en présence de plusieurs ministres concernés, a présenté le lundi 18 septembre 2023, le Pacte de Solidarités qui entrera en vigueur au 1er janvier 2024. Porté par Aurore BERGÉ, ministre des Solidarités et des Familles, ce pacte s’inscrit dans la continuité de la Stratégie Nationale de Prévention et de Lutte contre la Pauvreté (SNPLP), initiée par le gouvernement en 2018.
Regroupant les orientations stratégiques et les axes de lutte contre la précarité à venir du gouvernement, ce texte prendrait en compte, selon l’État, le contexte inflationniste ainsi que l’analyse des forces et faiblesses du modèle social français.

Les ambitions de L’État s’articulent autour de 4 axes principaux déclinés en 25 mesures :
✔️ la prévention de la reproduction sociale des schémas de pauvreté entre générations via la lutte des inégalités dès la petite enfance et l’enfance : déploiement du service public de la petite enfance pour tous ; lutte contre la malnutrition ; accompagnement social des enfants mal logés…
✔️ amplifier et favoriser l’insertion par l’emploi en tant que levier essentiel de sortie de la pauvreté : aides financières et logistiques pour l’accès ou la reprise d’emploi ; mise en œuvre de déclenchements d’accompagnements des personnes les plus éloignées de l’emploi en lien avec France Travail …
✔️ lutte contre la grande exclusion via le développement de l’aller-vers en lien avec l’accès aux droits : prévention des expulsions locatives, deuxième plan quinquennal pour le Logement d’abord, stratégie d’information afin de diminuer le non-recours aux droits …
✔️ la modernisation sociale à travers le prisme de la transition écologique solidaire : plan de réduction des dépenses des ménages français dans l’énergie, la mobilité et l’alimentaire (plateforme contre la précarité énergétique, développement des cantines à 1€, programme « Mieux manger pour tous »…)

Au niveau budgétaire, le Gouvernement informe que ce Pacte des Solidarités bénéficie d’une augmentation budgétaire de 50% par rapport au précédent SNPLP.
L’ensemble des partenaires devrait être mobilisé : les associations de lutte contre la précarité (professionnels et bénévoles), les collectivités, les Conseils Départementaux, des entreprises, divers organismes publics…
Des annonces importantes pour le secteur AHI ont également été prononcées : le maintien du parc d’hébergement d’urgence actuel à 203 000 places à l’échelle nationale (en attente d’informations sur le détail de la répartition et la typologie de ces places) et la fin du dégel des crédits hébergement.

Par ailleurs, au-delà de la mise à l’abri d’urgence, des problématiques d’ordre structurel mais urgentes demeurent :
✔️ l’accès au logement social reste en très forte tension avec environ 1 attribution pour 10 demandes.
✔️ l’alimentaire devient un enjeu crucial urgent sur lequel nous avions déjà alerté lors de la Coordination Territoriale Semestrielle de mai 2023.

L’exemple des Restos du Cœur demeure inquiétant :
le président, Patrice DOURET annonçait début septembre 2023 que l’association pourrait « mettre la clé sous la porte d’ici 3 ans et que 150 000 bénéficiaires pourraient être impactés ».
✔️Plus de la moitié des personnes accueillies dans les Restos du Cœur ont moins de 25 ans.
✔️ Le nombre de personnes accueillies sur un an a augmenté de 22% sur les trois premiers mois de la campagne d’hiver par rapport à l’année dernière.
✔️ 170 millions de repas distribués cette année, soit 30 millions de plus que l’année dernière, sachant que l’association assure environ 1/3 de la distribution alimentaire nationale.
L’inflation est d’ailleurs tellement marquée dans le secteur alimentaire, qu’elle touche désormais d’autres groupes sociaux. Plusieurs baromètres et enquêtes (IFOP, IPSOS, Secours Populaire…) font état de privations alimentaires en lien avec l’inflation et la pression entre le paiement des dépenses incompressibles (loyers, crédits) et les dépenses courantes essentielles (alimentaire, essence…).
Ainsi, selon le dernier baromètre du Secours Populaire Français : environ 1/3 des français répondants ont ainsi déclaré ne plus faire 3 repas par jour.
Ces privations atteignent des records. Le contexte économique renforce également les phénomènes de non-recours aux soins, malgré l’existence de dispositifs tels que la CMUC …

Au-delà de ces inquiétudes légitimes, la Fédération des Acteurs de la Solidarité (FAS) et plusieurs associations ont salué ces 25 mesures du Pacte des Solidarités, mais décrient le manque d’ambition et soulignent l’insuffisance des mesures au regard des besoins et de la volumétrie des personnes en situation précaire.
Quid également des moyens attribués aux acteurs de la solidarité pour la mise en œuvre de ce Pacte ? La revalorisation des salaires ? L’amélioration de l’attractivité des métiers ?
Le secteur du social est de plus en plus sollicité : l’État faisant porter de plus en plus de responsabilités aux associations, partenaires …
Quid des personnes âgées et de la jeunesse ?
Quid des problématiques de régularisation au regard de la situation administrative ?
Quid des enfants à la rue, des familles, des isolés grands marginaux ?

Début 2024, une « conférence permanente des solidarités » sera mise en place par le Gouvernement avec les partenaires impliqués dans la mise en œuvre de cette stratégie.

POUR ALLER + LOIN

Retrouvez :

✔️ L’article sur la  présentation du Pacte des Solidarités aux fédérations et associations de lutte contre la pauvreté, en cliquant ici ;  

✔️ la liste des vingt-cinq mesures du Pacte des Solidarités, en cliquant ci

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