Les Lits Halte Soins Santé
Bénéficier de soins médicaux et d’un accompagnement social, c’est ce que propose ESPERER 95 aux personnes majeures isolées et sans domicile fixe présentant un état de santé incompatible avec la vie à la rue.
Les Lits Halte Soins Santé, un dispositif médico-social
Les Lits Halte Soins Santé est un dispositif géré par ESPERER 95 qui lutte contre des problématiques médico-sociales en faveur des personnes majeures isolées et sans domicile fixe.
Les LHSS sont composés de 14 professionnels du secteur médico-social qui prendront en charge et encadreront les personnes orientées et choisies par la commission d’admission.
En plus d’un accompagnement médical personnalisé, l’équipe des LHSS propose des temps d’échanges et des activités visant à (re)créer des liens sociaux pour les personnes hébergées.
Cet accompagnement permet l’accès aux droits fondamentaux de la personne, à son épanouissement, ainsi qu’à l’élaboration de son projet de sortie individuel.
Plus d’information sur les Lits Halte Soins Santé dans la vidéo ci-dessous :
Téléchargez la documentation en cliquant ici / Le formulaire de demande d’admission en cliquant là
Mardi 11 avril 2023 – 20h30
Utopia St-Ouen-l’Aumône
Séance en accès libre (pas de réservation auprès d’ESPERER 95) au tarif d’une séance normale du Cinéma Utopia
Soirée organisée en partenariat avec le Barreau du Val d’Oise, l’Association ESPERER 95 et La Sauvegarde 95
A l’issue de la projection du film, JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES, écrit et réalisé par Jeanne HERRY, avec Dali Benssalah, Leïla Bekhti, Élodie Bouchez, Suliane Brahim, Jean-Pierre Darroussin, Adèle Exarchopoulos, Grégory Gadebois, Gilles Lellouche, Miou-Miou, Denis Podalydès… Une rencontre sera organisée avec Mesdames Aline De Rolao, psychologue clinicienne recevant les auteurs de violences conjugales suivis au sein du Pôle Socio–Judiciaire d’ESPERER 95, Wendy Thuiller, juriste pénaliste exerçant la justice restaurative, responsable technique à l’ARCA (Association de Recherche en Criminologie Appliquée) et de Messieurs Ugo Picard, criminologue de l’Association APCARS (Association de Politique Criminelle Appliquée et de Réinsertion Sociale), Sébastien Reynal, bâtonnier du Barreau du Val d’Oise, Abdel Mahi, procureur adjoint au Tribunal de Pontoise et Frédéric Zajac, avocat.
« Quand on est victime d’une agression, qu’on a subi un vol à l’arraché, un cambriolage avec séquestration, et après que les dommages corporels ou matériels ont été réparés, que les coupables ont été condamnés, que se passe-t-il dans la tête des victimes ? Se remet-on réellement des bleus à l’âme ? Nos sensations, nos réactions, nos vies ne sont-elles pas irrémédiablement chamboulées ? La première scène donne tout de suite le ton, nous indique avec quel œil nous allons suivre cette histoire passionnante dans laquelle nous entraîne la réalisatrice de Pupille (2018), avec le talent et la sensibilité qu’on lui connait désormais »
Le 3 mars 2023, lors d’une réunion à la Préfecture, le « pack nouveau départ » a été lancé dans le département du Val-d’Oise par Isabelle LONVIS-ROME, ministre déléguée à l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances et le Préfet, Monsieur Philippe COURT. Plusieurs villes de l’Hexagone ont été choisies pour expérimenter ce nouveau dispositif avant d’être déployé à l’ensemble du territoire. En 2020 déjà, le Val-d’Oise avait été choisi pour déployer le bracelet anti-rapprochement.
Le but de ce dispositif est de réduire le nombre de féminicides. Pour rappel, en 2021, 122 femmes ont perdu la vie sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint, soit 20% de plus que l’année précédente. Cette même année, 208 000 victimes ont dénoncé des faits de violence auprès d’un commissariat ou d’une gendarmerie, selon les données du Service Statistique Ministériel de la Sécurité Intérieure (SSMSI).
L’objectif de ce dispositif est donc de faciliter le changement de vie des femmes victimes de violences et leur permettre de fuir leur conjoint violent en accédant à un interlocuteur unique. Elles pourront bénéficier d’un accompagnement global au cours duquel le référent pourra les guider dans la mise en place de démarches adaptées à leur situation.
Ces personnes victimes de violences pourront aussi prétendre à de multiples aides :
✔️ une aide universelle d’urgence ;
✔️ des allocations de type RSA ;
✔️ une aide pour le retour à l’emploi ou le retour à la formation ;
✔️ une aide pour la garde d’enfants ;
✔️ un accompagnement psychologique ;
✔️ un hébergement d’urgence.
Pour en bénéficier, les femmes concernées ne seront pas obligées de déposer plainte. Elles pourront se rapprocher d’une association, d’un médecin, d’un commissariat ou d’une gendarmerie pour que ce service signale la situation à l’organisme référent. Dans le Val-d’Oise, c’est la Caisse d’Allocation Familiale qui a été désignée.
Ce pack répond à un réel besoin en venant compléter les dispositifs déjà existants.
Dans le Val-d’Oise, une procédure particulière a été mise en place pour la mise à l’abri en urgence des Personnes Victimes de Violences (PVV). Certains organismes professionnels tels que les commissariats, les gendarmeries, le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles du Val-d’Oise (CIDFF 95) et le Conseil Départemental peuvent contacter le 115 pour déclencher une mise à l’abri de ces victimes. En parallèle, divers dispositifs d’hébergements et de logements adaptés sont dédiés à la prise en charge des femmes victimes de violences. À l’heure actuelle, le Val-d’Oise compte 206 places, réparties au sein de différentes structures.
Malgré tous les efforts fournis pour prévenir les risques de féminicides dans le Val-d’Oise, nous constatons que le nombre de places spécifiques reste insuffisant pour couvrir tous les besoins. Actuellement, 86 ménages, soit 166 personnes relevant de ce type de dispositifs, restent en mise à l’abri par le 115 par manque de places dédiées. Une large majorité de ces femmes est en situation administrative précaire et le nombre de places adaptées en hébergement d’urgence est insuffisant.
Ce « pack nouveau départ » veut apporter une réponse supplémentaire pour garantir une meilleure prise en charge des victimes de violences conjugales. De nombreux freins restent cependant encore à surmonter. C’est grâce à la volonté et à la coordination des acteurs locaux que nous pourrons lutter plus efficacement contre ce fléau des violences conjugales et intrafamiliales.
L’expérimentation du dispositif va durer un an. Les premières conclusions sont attendues pour juin 2024 et la généralisation du dispositif devrait se faire d’ici janvier 2026.
Toutes les informations sur le lancement du dispositif dans le Val-d’Oise , en cliquant ici.
Le réseau national des banques alimentaires a réalisé une enquête entre septembre et novembre 2022 concernant le profil des personnes en demande (auprès de 1 200 personnes environ). Celle-ci est réalisée tous les 2 ans depuis une décennie, permettant ainsi de déterminer les besoins et d’ajuster les actions mises en place. L’inflation alimentaire s’ajoute aux effets de la crise sanitaire.
Premier réseau d’aide alimentaire en France, les banques alimentaires collectent chaque année environ 130 000 tonnes de denrées. 2,4 millions de personnes ont été accueillies fin 2022 soit trois fois plus qu’en 2008 : cette progression souligne le basculement dans la précarité alimentaire d’un nombre toujours plus important de personnes.
Plusieurs indicateurs sociodémographiques ressortent de l’étude :
✔️ 94% des personnes accompagnées sont situées sous le seuil de pauvreté national ;
✔️ environ la moitié vivent dans des HLM ;
✔️ 41% sont des personnes isolées et 31% sont des familles monoparentales ;
✔️ 71% des personnes accueillies déclarent avoir au moins un problème de santé avec une plus forte prévalence du diabète et des maladies cardiovasculaires que la population générale.
Les profils des demandeurs sont de plus en plus diversifiés et l’inflation a pour conséquence l’arrivée d’un grand nombre de nouvelles personnes parmi lesquelles des actifs ayant pourtant une situation professionnelle stable, nommés « travailleurs pauvres ».
✔️ 17% des personnes accueillies ont un emploi, dont les 2/3 en CDI (en hausse de 4 points par rapport à 2020) : preuve que l’ensemble de la population est touché.
✔️ L’inflation a un impact significatif : l’alimentation devient pour la première fois, le deuxième poste de dépenses après le logement (+14% de budget par rapport à 2020).
✔️ Parmi les nouvelles personnes : 1/3 n’y a recours que depuis moins de 6 mois.
✔️ 2/3 des personnes accueillies ressentent le besoin d’être accompagnées.
La cherté des prix dans les commerces combinée à des évènements de la vie (chômage, maladie, divorce, séparation…), constitue l’un des premiers motifs de recours.
Retrouvez l’étude en cliquant ici
Le 1er février 2023, s’est tenue la journée de présentation du 28e rapport sur « L’État du mal-logement en France » par la Fondation Abbé Pierre.
Le constat dressé est accablant :
L’inflation est galopante et le nombre de personnes en situation de précarité ne cesse de croître. Malgré les mesures de protection du pouvoir d’achat mises en place par le gouvernement, 21% de la population est concernée par la pauvreté ou la privation, soit plus d’1 français sur 5.
330 000 personnes sont sans domicile, et 2 personnes meurent chaque jour dans la rue. Rien qu’en janvier 2023, 36 personnes sans domicile sont décédées.
La production de logements est en berne : sur l’objectif de 150 000 nouveaux logements créés, seuls 95 000 ont été livrés en 2022 (contre 124 000 en 2016). Pour avoir plus d’informations sur cette question en Île-de-France, la DRIHL produit désormais des bilans trimestriels reprenant les chiffres du bâtiment francilien (voire l’article « Publication trimestrielle de la DRIHL sur la construction et rénovation des logements » en cliquant ici).
La présentation du rapport a été l’occasion de revenir sur deux thématiques particulières : l’impact du genre sur les questions de mal-logement et la loi Kasbarian-Bergé.
Pour la première fois, le rapport s’est intéressé à la question du genre et ses influences sur le parcours résidentiel et le mal-logement. La Fondation met en exergue la fragilité des femmes, mais aussi des jeunes LGBTQ+, face au logement. Les femmes sont en effet plus vulnérables du fait de leur situation sociale (plus bas salaire), mais aussi de parcours de vie plus fragilisant, notamment lors des moments de ruptures familiales (sortie du domicile parental, séparation / divorce, veuvage) et du fait des violences conjugales. Pour les jeunes LGBTQ+, c’est souvent la sortie du domicile parental qui peut constituer un point de rupture, surtout lorsque celle-ci fait suite à un coming-out non accepté par les parents.
Pendant cette journée, la loi Kasbarian-Bergé – plus souvent appelée loi « anti-squat », a été abordée à plusieurs reprises. Présentée comme une protection pour les petits propriétaires, c’est la première loi du quinquennat sur les questions liées au logement. Elle soulève de nombreuses inquiétudes chez les associations et militants, car elle réduit les délais des procédures d’expulsion des squatteurs et occupants sans titre et prévoit des peines pénales pour les personnes occupant ces squats, même lorsque ce sont des locaux ou hangars désaffectés.
Suite à la présentation du rapport et aux débats de l’après-midi opposant des personnalités politiques publiques de bords différents (NUPES, LFI, Renaissance, LR, EELV), la Fondation Abbé Pierre a émis le souhait de déposer une proposition de loi « Abbé Pierre » afin de pouvoir remettre la question du logement au cœur des politiques sociales, sous un angle plus insistant sur la prise en charge des personnes mal logées.
Retrouvez le 28e rapport sur « L’État du mal-logement en France 2023 de la Fondation Abbé Pierre, en cliquant ici.
Si vous souhaitez voir le replay de cette journée de présentation, cliquez ici.
Dans le département, une procédure particulière a été mise en place pour la mise à l’abri en urgence des femmes victimes de violences conjugales, aussi appelée « dispositif PVV » (pour Personnes Victimes de Violences).
Les commissariats, les gendarmeries, le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles du Val-d’Oise (CIDFF 95) et le Conseil Départemental peuvent appeler le 115 afin de demander une mise à l’abri pour des femmes victimes de violences. Elles sont alors prises en charge à l’hôtel pour 6 nuits. Pendant cette période, les travailleurs sociaux de la Plateforme départementale d’Accompagnement Social à l’Hôtel (PASH 95) viennent à leur rencontre afin d’évaluer la situation de la famille (absence de relai familial ou amical, ressources personnelles, besoin de prise en charge sanitaire ou d’accompagnement social…). En l’absence de solution personnelle à l’issue de ces 6 jours et en fonction de l’évaluation qui est émise, la famille pourra être orientée sur une place pérenne d’hébergement. En l’absence de places disponibles, la famille pourra être « stabilisée » à l’hôtel du fait de sa vulnérabilité liée aux violences subies.
Fin février 2023, 21 familles (soit 38 personnes) étaient mises à l’abri en urgence au 115 dans le cadre de cette procédure, et 55 familles (soit 109 personnes) étaient « stabilisées » à l’hôtel dans l’attente d’une solution pérenne adaptée.
Des dispositifs dédiés à l’accueil et à la prise en charge des femmes victimes de violences conjugales existent sur le département, et les capacités d’accueil se renforcent sur les dernières années. À l’heure actuelle, 176 places dédiées existent pour des femmes seules mais aussi pour des femmes avec enfants (4 enfants maximum pour le moment). Sur ces 176 places, seules 25 ont vocation à accueillir des femmes dont la situation administrative n’est pas régularisée. Pourtant, ces situations représentent la majorité des personnes prises en charge sur le dispositif PVV du 115.
Pour les ménages ayant besoin d’un accompagnement social lié au logement, le dispositif SOLIBAIL peut être envisagé (pour plus de précisions, nous vous renvoyons à la page dédiée à la présentation du dispositif sur notre site internet, accessible en cliquant ici).
Aussi, nous vous rappelons que le fait d’être victime de violences conjugales est un critère de priorisation pour l’accès au logement de droit commun. La demande de labélisation doit être adressée au pôle politique du logement social de la DDETS afin qu’elle puisse être étudiée et prise en compte.
De nombreux défis restent à relever afin de garantir une meilleure prise en charge des publics victimes de violences conjugales, notamment en lien avec la question du logement. Beaucoup de freins existent encore au niveau légal ou réglementaire comme les critères de dépôt de plainte qui peuvent encore être demandés par certains gestionnaires ou bailleurs, bien que cela soit en évolution depuis la « mise en lumière » sociale, médiatique et politique de cette problématique sociétale.
La violence à l’égard des femmes est définie comme tous les « actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté. »
Les violences conjugales sont donc une forme particulière de violence envers les femmes, ayant lieu dans la sphère intime, au sein du couple. Les victimes peuvent subir une ou plusieurs formes de violence :
✔️ Verbale : insultes, reproches, critiques, humiliations, menaces ;
✔️ Psychologique : isolement social, dévalorisation de l’autre, bris d’objets de valeur ;
✔️ Économique : privation de ressources financières et maintien dans la dépendance ;
✔️ Administrative : confiscation / destruction de documents d’identité, pressions ou chantages exercés autour de l’obtention ou le renouvellement du titre de séjour ;
✔️ Physique : coups, brûlures, morsures ;
✔️ Sexuelle : agressions sexuelles, viols .
À titre indicatif, en 2021, 208 000 victimes ont passé la porte d’un commissariat ou d’une gendarmerie pour dénoncer des faits de violences conjugales, 21 % de plus par rapport à 2020, selon les données du Service Statistique Ministériel de la Sécurité Intérieure (SSMSI).
Dans la soirée du jeudi 26 janvier a eut lieu la Nuit des Maraudeurs sur la région Île-de-France (nuit des solidarités pour la métropole du Grand Paris ayant lieu simultanément).
Après plusieurs mois de travail, de briefing, présentations et d’échanges, 28 équipes (2 fois plus que l’édition précédente) se sont portées volontaires via 8 opérateurs/collectivités différent(e)s.
Près de 100 personnes ont donc maraudé à travers le Val-d’Oise sur une cinquantaine de communes différentes. Cette forte mobilisation témoigne d’un intérêt croissant pour les problématiques des personnes à la rue, mais également de la bonne coordination entre les acteurs de la veille sociale sur notre territoire.
Une restitution départementale aura lieu dans les mois qui suivront ainsi qu’un RETEX (lors d’une Coordination « Veille Sociale » ou dans le cadre d’une réunion régionale) qui permettra d’exprimer les retours suite à cette 3ème édition.
ESPERER 95 réalisera des diagnostics sociaux auprès des personnes vivant dans les campements illicites et bidonvilles dans le Val-d’Oise.
Cet appel à projet, lancé par la DDETS 95, s’inscrit dans le champ réglementaire des circulaires interministérielles du 26 août 2012 et du 25 janvier 2018. En mai 2021, la DIHAL recensait 12 342 ressortissants européens vivant en bidonvilles en France métropolitaine.
Les modalités d’intervention pour la réalisation des diagnostics sociaux de campements illicites et bidonvilles nécessitent des techniques de médiation et de positionnement afin de recueillir les informations sociales permettant d’identifier les personnes les plus fragiles et/ou celles désireuses d’une mise à l’abri.
Le service Veille Sociale de l’association dispose, au travers des activités qui le constitue, d’une expertise relative aux techniques d’approches et d’évaluation des personnes en situation de rue et de grande précarité. Un travail avec le SIAO/115 fera l’objet d’une collaboration resserrée afin de permettre une prise en charge en amont de l’évacuation, ou le jour même. Pour ce faire, l’équipe interviendra avant l’évacuation décidée par voie de justice.
Les personnes qui souhaiteront une prise en charge à l’hôtel, bénéficieront, comme les ménages mis à l’abri dans le 95, d’un accompagnement social de la PASH.
Contact : Marie-Joe DUBO
marie-joe.dubo@esperer-95.org – 06 73 25 79 98
