



Personnes ACCOmpagnées
3 441 EN 2014
PLACES D'Hébergement
3 441 EN 2014
SALARIés
108 EN 2014
passages à l'acceuil de jour et à l'accueil de nuit
de budget
12,7 millions d'euros en 2014
Le Dispositif d’Hébergement d’Urgence en Appartements Est (DHUA) d’ESPERER 95 a organisé sa fête de fin d’année à la salle de l’Orangerie d’Eaubonne. Un temps convivial réunissant l’équipe, les familles accompagnées par le DHUA et plusieurs ménages de l’Hébergement d’Urgence pour Demandeurs d’Asile (HUDA).
Le dispositif a connu une dynamique importante, avec :
• 27 nouvelles places ouvertes en début d’année
• 55 places supplémentaires à Andilly cet été.
L’équipe, désormais bien structurée en deux secteurs EST / OUEST, a renforcé les actions collectives : ateliers thématiques, temps conviviaux et travail commun sur les procédures et la qualité d’accompagnement.
Pour clôturer cette année, près de 120 personnes se sont retrouvées autour de stands photos, maquillage, ateliers manuels, danse et d’une flash mob imaginée par l’équipe.
Créé en 2017 au sein d’ESPERER 95, le DHUA accueille des personnes et familles sans solution de logement.
✔ Une mission essentielle : garantir un hébergement digne et sécurisé, le temps de construire une solution pérenne (logement, insertion, CHRS…).
✔ Un hébergement en logement diffus :
✔ Un accompagnement global
Le DHUA accompagne les personnes vers :
Le DHUA accueille à 93 % des familles, majoritairement monoparentales.
Parmi les situations rencontrées :
Ce matin, le SIAO 95, porté par ESPERER 95, réunissait à l’Hôtel d’agglomération de Cergy-Pontoise de nombreux partenaires institutionnels, associatifs et acteurs de terrain pour sa Coordination Territoriale Semestrielle (CTS).
Un temps essentiel pour mettre en lumière les enjeux du terrain, partager les pratiques professionnelles, identifier les difficultés et activer collectivement de nouveaux leviers d’action au service des personnes victimes de violences conjugales.
Depuis deux ans, le paysage associatif du Val-d’Oise se réorganise pour mieux répondre aux besoins spécifiques des personnes victimes de violences conjugales. Parce que ces situations exigent une approche globale, adaptée et coordonnée, cette rencontre a permis de :
La circulaire du 25 novembre dernier, présentée par Christine GABEL, relative à l’organisation territoriale du parcours d’hébergement et de relogement des femmes victimes de violences signée par Aurore Bergé et Vincent Jeanbrun souhaite un cadre national obligatoire qui vient consolider des initiatives déjà mises en place sur le département.
Elle demande notamment :
Les violences conjugales demeurent un phénomène massif et préoccupant : En France, 272 400 femmes ont déclaré être victimes en 2024.
Leur prise en charge nécessite une attention accrue : sécurité, temporalité, protection des enfants, reconstruction psychique, accès au logement stable.
Les professionnels observent sur le Val d’Oise une évolution de 21% en 2 ans des personnes déclarées entre 15 et 64 ans :
Un public au croisement de multiples vecteurs d’inégalités (économiques, sociales, genrées).
Sous la responsabilité d’ESPERER 95, le SIAO 95 joue un rôle central dans :
« Cette question engage notre responsabilité collective : protéger, accompagner et permettre à chaque personne victime de violences de se restaurer dans des conditions dignes et sécurisées. La lutte contre les violences conjugales est une priorité des politiques publiques, et le SIAO, au titre de ses missions y contribue notamment à travers le protocole de mise à l’abri en vigueur depuis 2021»
— Véronique Pelissier, directrice du SIAO 95 – ESPERER 95
Les interventions ont rappelé que chaque situation est unique, sans “profil-type”, et que la temporalité des démarches doit impérativement être respectée pour éviter les retours à la violence.
Thèmes abordés :
Merci à LEAO Mon Âme Sœur, CHRS/CHU Le Phare – Aurore, Maison de Protection des Familles – Gendarmerie Nationale, CIDFF 95.
Ce second échange a porté sur les dispositifs et leviers permettant une reconstruction pérenne :
Intervention des structures : Pôle Justice, Emploi & Formation d’ESPERER 95 (accompagnement des auteurs), Val d’Oise Habitat, APUI Les Villageoises, Service social du Département du Val-d’Oise.
Enjeux soulignés :
QUAND L’ACTION CITOYENNE DEVIENT UN LEVIER CONTRE LES PRÉJUGÉS
Cet atelier, imaginé avec Lionel, stagiaire social au sein de l’accueil de jour d’ESPERER 95, est né d’une volonté simple mais essentielle : vivre dans un environnement propre et agréable, et mettre fin à l’idée selon laquelle les personnes à la rue seraient responsables de l’insalubrité du quartier. Les participants l’ont exprimé clairement : ils veulent être reconnus pour ce qu’ils font, pas pour ce qu’on leur reproche.
Un atelier qui va bien au-delà du nettoyage : il interroge nos représentations, valorise l’engagement citoyen et redonne de la fierté à celles et ceux qui y participent.
UN MOMENT D’ACTION, DE COHÉSION ET DE SENSIBILISATION
Pendant 45 minutes, six citoyens accompagnés de deux travailleurs sociaux ont parcouru la zone Francis-Combe. Ramasser, trier, déposer les déchets dans les poubelles publiques : un parcours simple, mais révélateur d’un véritable engagement citoyen. À l’issue du nettoyage, un temps de débrief a permis d’échanger sur la propreté urbaine, les conditions sanitaires, mais aussi de partager leurs ressentis après cette première expérience.
Le résultat : près de 15 grands sacs de déchets ramassés en moins d’une heure. Un chiffre qui illustre à la fois l’ampleur de l’insalubrité… et la force collective de cette action citoyenne. Ces ateliers seront reconduits chaque mois pour maintenir la dynamique et poursuivre la sensibilisation auprès des personnes accueillies, mais aussi des habitants du quartier.
CHANGER LE REGARD : LA PAROLE AUX PARTICIPANTS
« On ne nous a pas éduqués comme ça » — David, 45 ans
David, qui vit à la rue, revendique des valeurs profondément ancrées :
« J’ai reçu une éducation stricte avec un beau-père militaire, avec de belles valeurs transmises par lui et par ma mère. Le respect et les bonnes valeurs, ça se perd. Ce n’est pas normal de polluer comme ça. On ne nous a pas éduqués comme ça. Le respect des autres, c’est important, et ça passe aussi par ne rien jeter par terre. ».
Pour lui, participer allait de soi : « Nettoyer son environnement, c’est une action citoyenne de valeur, mais aussi ma manière d’exprimer ma reconnaissance à ESPERER. Je l’ai fait avec le cœur. Et si c’était à refaire, je serais toujours partant. »
« On se croise tous les jours, mais on ne se parle pas » — Bryan, 25 ans
L’atelier a aussi permis de créer du lien, un élément essentiel pour ceux qui vivent un quotidien difficile : « On ne se connaissait pas. On se croise tous les jours ici, mais on ne prend pas le temps de se parler. Cet après-midi a permis de créer du lien, de partager. C’est la cohésion, et on en a besoin. »
« C’est pas nous qui salissons le plus » — Cristian, 23 ans
Cristian résume en quelques mots un enjeu majeur : la stigmatisation. « Ça permet de bien nous faire voir auprès du quartier, c’est pas nous qui salissons le plus. Déjà, ça fait propre pour nous et pour ceux qui passent. »
Il garde de ce moment un souvenir chaleureux :
« Franchement, bonne ambiance. Chacun s’est aidé, on a parlé, on a bien rigolé. C’était cool. J’ai apprécié. »
UNE ACTION CITOYENNE QUI REDONNE CONFIANCE
Au-delà du nettoyage, ces ateliers sont des moments de reconstruction, de confiance et de reconnaissance mutuelle. Ils permettent aux personnes accueillies de se sentir utiles, visibles autrement et pleinement actrices de la vie du quartier. Une démarche citoyenne, sociale et profondément humaine, qui sera renouvelée chaque mois pour poursuivre le changement de regard.
